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Frente al dominio de Estados Unidos, la Unión Europea es un actor marginal en el mundo del maíz. La producción de la Unión Europea supone solamente un 5% de la mundial, mientras que la de EEUU representa un 40%. Por lo tanto, la producción europea ocupa una parte insignificante en el contexto del comercio mundial, mientras que EEUU domina el 80% de los intercambios.

Por el contrario, la UE es el segundo productor de semillas de maíz del mundo, lo que contribuye a la riqueza del patrimonio genético y a la preservación de la biodiversidad.

Las ayudas (directas e indirectas, oficiales o no), a la agricultura son una realidad, tanto en Europa como en Estados Unidos. La batalla por su cuantía es estéril. La nueva política americana (Fair Act 1996) favorece la caída desordenada de los precios del maíz en los mercados mundiales. Por el contrario, la UE ha escogido desde 1993 un modelo de control de su producción por la retirada de tierras y el almacenamiento público, interviniendo favorablemente en el equilibrio de los mercados internacionales, tanto en volumen como en precios.

Los miembros de la CEPM desean contribuir a la elaboración de una verdadera disciplina internacional que favorezca el desarrollo sostenible en todo el mundo. En efecto, estiman que los intercambios de productos agrícolas pueden mejorarse con un dispositivo que permita evitar fluctuaciones de los precios, protegiendo tanto a los países importadores como a los agricultores de los países exportadores.

En el marco de la reforma de la Política Agraria Común (PAC), los agricultores europeos ya han aceptado importantes sacrificios, de forma particular una importante bajada de los precios, que deberán ser tenidos en cuenta en las futuras negociaciones. La UE siempre ha respetado los acuerdos, incluso abriendo el mercado interior, dos años antes de lo previsto. Europa hace más que respetar su firma y su palabra.

Los productores europeos en su conjunto están muy a favor de los Organismos Genéticamente Modificados (OMG) que, a su juicio, representan una indudable fuente de progreso a largo plazo, tanto para los agricultores como para los consumidores. A corto plazo, sin embargo, la opinión pública europea es en su mayor parte frontalmente opuesta. Esta situación contrasta con la del mercado americano, lo que distorsiona la competencia. Es preciso buscar soluciones a este problema.

Para los países de la UE, la mundialización no puede ser un síntoma de uniformización o de banalización de los productos, agricultores, economías y sociedades.




Face à la toute puissance des États-Unis, l'Union européenne est un acteur marginal dans le monde del maïs. Au total, les pays de l'Union assurent 5% “seulement” de la production mondiale (contre 40% pour les États-Unis) et une part négligeable del commerce mondial (les échanges de maïs étant uniquement intracommunautaires) contre... 80% pour les États-Unis! Ces derniers se trouvent donc en situation de véritable monopole.

En revanche, l'UE est le deuxième producteur de semences de maïs au monde. Elle contribue significativement, par la richesse de son patrimoine génétique en maïs, a la préservation de la biodiversité.

Les aides à I'agriculture (directes et indirectes, officielles ou non officielles) sont une réalité, en Europe comme aux États-Unis. La bataille sur leur montant respectif est stérile. Concernant la nature profonde des subventions, en revanche, la nouvelle politique américaine (Fair Act de 1996) encourage la chute désordonnée des cours du maïs sur les marchés mondiaux. L'Union européenne, au contraire, en ayant choisi (depuis 1993) la maîtrise en amont de la production (par le gel des terres cultivées, par le stockage public,...), continue d'intervenir favorablement sur I'équilibre des marchés internationaux, en terme de volume ou de prix.

Les membres de la CEPM souhaitent contribuer à I'élaboration d'une véritable «discipline internationale» qui favorise un développement durable et respectueux des différentes pratiques à travers le monde. Ils estiment en effet que les échanges de produits agricoles doivent être améliorés par I'introduction d'un dispositif d'organisation des marchés mondiaux qui permette d'éviter les fluctuations trop importantes des cours, protégeant ainsi les pays importateurs et les agriculteurs des pays exportateurs. Ils souhaitent que ce mouvement s'effectue en douceur.

Dans le cadre de la nouvelle Politique Agricole Commune (PAC) dite «Agenda 2000», les producteurs de maïs européens ont déjà accepté d'importants sacrifices (particulièrement une importante baisse des prix «institutionnels») qui devront être pris en compte dans les futures négociations. L'Union européenne pourra ainsi se prévaloir d'avoir respecté ses engagements, à commencer par I'ouverture del marché intérieur à hauteur de 5%. Deux ans avant I'échéance officielle, ces objectifs sont déjà largement dépassés. L'Europe fait donc plus encore que respecter sa signature et sa parole.

Les producteurs européens sont, dans leur ensemble, tres favorables aux organismes génétiquement modifiés (OGM) qui représentent, à leurs yeux, une incontestable source de progrès à long terme, tant pour eux-mêmes que pour les consommateurs. À court terme, pourtant, les opinions publiques européennes leur sont, dans leur écrasante majorité, tres farouchement opposées. Cette situation toute en contraste, très différente de celle du marché américain, introduit une nouvelle distorsion de concurrence à laquelle il sera important de trouver un remede.

Pour les pays de l'UE, mondialisation ne peut être synonyme d'uniformisation, de banalisation des produits, des agricultures, des économies et des sociétés.




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